Un appel aux consciences

BlackFion Production
présente

FACE AU VENT

Résistance citoyenne alter-éolienne au Roc de Peyremaux

Plus d’informations : blackfionproduction@gmail.com

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26 août 2016 – Manifestation à St-Amans-Soult

Communiqué et appel à mobilisation de Toutes Nos Énergies, vendredi 26 août, à St-Amans-Soult :

Il ne faut pas manquer de manifester partout notre désapprobation sur ce qui se passe dans notre vallée.

Cette fois à St Amans Soult, VIALLELE (maire de St Amans Soult, conseiller général .. et président du Parc National Régional du Haut-Languedoc), qui comme si de rien n’était,  nous organise ses festivités aoûtiennes habituelles...

les éoliennes sont le cadet de ses soucis….

le marché se déroule de 17 à 21h….jusqu’à 19h les anciens viennent faire leur marché ; le gros du monde est là vers 19h pour l’apéro et repas

JE VOUS PROPOSE DE VENIR NOMBREUX et NOMBREUSES

VENDREDI 26 AOÛT A  19 H

À L ESPACE GARE A ST AMANS SOULT

Apporter gilet jaune, banderoles, tracts, pour la déambulation au centre du marché.

La résistance n’est pas qu’ici…

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26 juillet 2016 – Agression au fusil et menaces de mort

 » Dans la soirée du 26 juillet, vers 23h00, sur la piste forestière d’Albine, à 3 kilomètres environ du chantier éolien, Mr B. et Mr G., deux castansols entament, munis de pioches, leur besogne. Il s’agit de faire une saignée dans le but de ralentir les usagers empruntant ce chemin et de bomber un slogan anti-éolien à même le sol.

Ils grignotent la piste depuis 15 minutes mais s’interrompent brusquement. Un véhicule se dirige vers eux en dévalant la piste. Ils entendent alors la détonation d’une arme à feu. La réaction est immédiate. Les outils sont rangés dans le coffre de la voiture avec laquelle ils sont parvenus sur place. Contact ; demi-tour impossible ; la marche arrière est enclenchée. Le 4X4 qui les a rejoints, plein phare, les éblouit. Au premier virage, la voiture des deux agressés se retrouve immobilisée dans un fossé. Le conducteur du 4X4 s’arrête face à eux, descend de sa voiture et, les mettant en joue avec un fusil à canon long, leur ordonne de quitter leur véhicule après avoir asséné un coup de crosse sur leur capot. Les deux obtempèrent, naturellement. L’homme qui se révèle être le chef de chantier téléphone alors à la gendarmerie, puis à ses supérieurs. Une demi-heure durant, il continuera à pointer son arme à bout portant, menaçant les castansols de les « fumer » s’ils s’approchent de lui ou tentent de dégager leur voiture. Un flot d’accusations, de suspicions et d’injures se déverse de la bouche nerveuse du chef de chantier. Comme rien ne semble pouvoir lui faire entendre raison, atterrés, les deux montagnards décident, excédés par la menace de l’arme, de laisser leur voiture et de s’éloigner à pied de l’agresseur qui ne les contraindra pas avec son arme, mais les suit avec sa voiture au ralenti, toujours plein phare.

Le véhicule de la gendarmerie ne tarde pas à les rejoindre en remontant la piste. Mr B. et Mr G. font part tout de suite des événements aux deux agents. Ce faisant, le 4X4 passe, en marche lente, à côté de la gendarmerie, mais sans s’arrêter, poursuivant son chemin. Comprenant la situation, les gendarmes décident d’interpeller le conducteur. Un coup de gyrophare et un sifflement sonore décident le chef de chantier… à accélérer et prendre la fuite ! Les deux agents décident, eux, après une rapide concertation, de le poursuivre ; laissant les castansols en plan qui, le danger momentanément écarté, ne demandent pas leur reste et prennent la poudre d’escampette.

Epilogue : Le conducteur du 4X4 a-t-il été interpellé ? Les gendarmes ont fait un rapport, le procureur en est-il informé ? Mr B. et Mr G. ont porté plainte pour agression à l’arme à feu et menace de mort. Le procureur en est donc doublement avisé ! « 

18 août 2016 – Requête, signification d’ordonnance et visite d’huissier

Jeudi 18 août 2016, au petit matin, la ZAD du Roc de Peyremaux est visitée par un huissier accompagné d’une dizaine de gendarmes, pour procéder au constat de l’occupation. Cette visite sera probablement suivie, dans les jours qui viennent, d’une assignation au tribunal, à l’encontre des zadistes présents sur le site ce jour là, puis d’un avis d’expulsion.

Voici le détail de la requête et de la signification d’ordonnance, émise par les avocats de la société Valorem :

  • ORDONNANCE DU TGI en date du 28 juillet 2016

 

  • REQUÊTE DÉPOSÉE AU TGI en date du 28 juillet 2016

 

La résistance ne date pas d’hier…

  • Article de l’Union Républicaine : « Le Tarn bientôt défiguré par des éoliennes…. », du 10 novembre 2014.

    Voilà a quoi va ressembler la Montagne noire avec ce vent de la discorde

    La démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

    C’est l’une des définitions canoniques couramment reprises, ainsi qu’en témoigne l’introduction de la Constitution de 1958 de la Cinquième République française.

    Cette définition est proche du sens étymologique du terme démocratie.

    Par opposition l’autocratie c’est un pouvoir qui n’a d’autre justification et légitimité que lui-même.

    Suite à l’affaire ultra médiatique de Sivens, conscient des débordements et des récupérations que de tels projets sensibles suscitent, on ne peut que s’étonner de l’absence de discernement et surtout de volonté de débat démocratique face à ce pharaonique projet d’implantation d’éoliennes sur la Montagne noire, principalement en vallée du Thoré.

    Faut-il des événements dramatiques, comme à Sivens pour qu’une concertation citoyenne soit organisée ?

    Les habitants de Castres, Mazamet, et des communes de la vallée souhaitent-ils voir ces groupes cagoulés de noir faire la razzia  sur leurs villes et leurs villages, sous l’abominable mensonge de défense de la préservation d’écosystème sensible ?

    Ce passage en force est-il bien judicieux, alors que l’ensemble des médias et l’appareil d’Etat stigmatise nos élus et que nous Sud Tarnais attendons comme un besoin vital une meilleure infrastructure routière Toulouse Castres pour désenclaver nos terres ?

    Je pose les questions et vous laisse vous forger vos propres opinions quand un dossier éolien affiche dès le départ un manque évident de clarté  et une volonté délibérée de fournir une information biaisée.

    Par exemple, les médias ne sont informés qu’en 2010 d’une promesse de bail signée, selon l’historique du projet établi par le promoteur, en novembre 2007.

    Le plus surprenant c’est la manière dont cette promesse de bail a été signée !

    L’affaire s’est déroulée,  sans concertation, en présence du promoteur qui est intervenu lui-même en conseil municipal, invitant les conseillers municipaux, sans recul, sans délai de réflexion, sans consultation x d’autres sources d’information, à prendre la décision engageante de donner pouvoir, sans réserve, à Mme le Maire pour signer cette fameuse promesse de bail. Or la signature d’un bail emphytéotique* ou de la promesse de bail (valant bail) est le véritable acte fondateur d’un projet éolien.

    *Un bail emphytéotique (appelée aussi emphytéose) est un bail de longue durée, d’au moins 18 ans et d’au plus 99 ans.

    Il s’agit d’un droit réel immobilier. Le preneur peut sous-louer les biens pris en location ou louer les immeubles qu’il a construits.

    A l’issue du bail emphytéotique, les constructions ou améliorations réalisées par le locataire deviennent la propriété du bailleur, en principe sans indemnité, sauf clause contraire.

    Cela se passe à St Amans Valtoret, commune du Parc naturel régional du Haut Languedoc, désormais prêt à ouvrir la boîte de pandore !

    Que coûte un tel projet susceptible de générer d’éventuels bénéfices : OPACITE TOTALE !

    Simulation EolienneSauveterre Albine depuis ValtoretAu delà de l’aspect économique, c’est bien évidemment l’impact paysager d’un projet éolien qu’il serait courtois de soumettre à l’opinion publique. Imaginez des machines de 125 mètres installées sur des hauteurs quand le plus haut des sapins mesure 40 m. A noter que la charte du Parc admet jusqu’à 300 de ces machines !

    Les habitants permanents des hauteurs de St Amans Valtoret et ceux du plateau d’Anglès sont en droit de demander un complément d’étude d’impact paysager !

    La principale modification environnementale liée au fonctionnement des éoliennes est le bruit qui peut entraîner de graves nuisances sur la santé des riverains.

    La seule étude technique sur le sujet a été faite par l’Académie de médecine qui préconise une distance minimale de 1500 m des riverains.

    De plus le site du projet comporte plusieurs captages et un réseau aquifère particulièrement fragile en raison de ses caractéristiques géologiques.

    Or le dossier ne fait pas suffisamment mention des mesures qui seront prises avant d’engager un chantier important.

    Aucune étude spécifique n’a été réalisée ni n’est prévue concernant les effets du projet sur les eaux souterraines, notamment du fait du profond ancrage au sol des éoliennes et des effets des vibrations induites par le mouvement des pales.

    De plus les deux groupes d’éoliennes encadrent et dominent une zone humide récemment réhabilitée et déclarée de haute sensibilité écologique… Tiens, tiens cela ne vous rappelle pas SIVENS ?

    Toutes les causes de pollution (bétonnage, fuite d’hydrocarbures, dispersion des terres rares, etc..) peuvent anéantir ces efforts de préservation.

    Si l’Etat avait la maîtrise globale du développement éolien en France, la logique relèverait de l’Intérêt général, mais le fait de l’avoir confié à des sociétés privées en détourne l’essence.

    Le surcoût de l’électricité achetée par EDF constitue une aide illégale de l’Etat à une filière, compensé par une taxation supplémentaire sur les factures d’électricité. Aucune étude sérieuse n’a prouvé que l’éolien réduisait l’émission de GES (gaz à effet de serre) notamment quand il exige l’utilisation de centrales à charbon polluantes, cas de l’Allemagne, pour compenser l’intermittence de la production des éoliennes.

    Cette production «verte» a provoqué le marché scandaleux des droits à polluer. Économiquement l’éolien appauvrit la France. Sur le plan de l’environnement nos espaces naturels sont ravagés. De plus le patrimoine des riverains est dévalorisé dans des proportions inacceptables.

    On peut aussi s’interroger sur la création systématique pour chaque projet de «sociétés tampons» (Saint Amans Energies) par la maison mère Valorem. On peut donc craindre qu’au moment du démantèlement, en fin du contrat d’obligation d’achat au tarif préférentiel avec EDF, cette société disparaîtra sans que la société Valorem soit juridiquement inquiétée.

    Simulation Eoliennes Valtoret depuis Angles

    Où est l’Intérêt général dans une filière, ni économique, ni écologique, ni socialement acceptable ? 

    Et quand on sait que l’une des économies porteuse d’emploi dans nos vallées est celle du tourisme vert, il va être puissamment compromis dans ce dossier.

    Mais le plus machiavélique dans ce dossier, c’est d’apprendre dans notre enquête, qu’alors que l’une des richesses du Parc naturel du Haut Languedoc est l’eau, sa charte interdit l’exploitation  hydro-électrique !

    AntiEolienValtoret-300x195A Saint Amans Valtoret où forêt et lac se voient honorés de l’appellation de site «canadien», où l’omniprésence d’une nature préservée est fortement prisée des randonneurs (pédestres, équestres, vététistes) particulièrement friands de ces espaces revitalisants, où la réhabilitation des zones humides des «Sagnes de Puech Balmes» a permis de préserver l’environnement et d’initier la population, sur un parcours découverte, à la préservation des espaces naturels pour un meilleur approvisionnement en eau, où un réseau important de sentiers de randonnée varié a été aménagé, l’économie touristique offre un espoir de relais économique que l’installation sur un tel site de 10 éoliennes rend fragile, voire caduque.

    Au-delà de la fracture sociale qu’il provoque, l’éolien terrestre fait l’objet d’un mécontentement majeur en France, mais le débat démocratique n’est toujours pas de mise.

    Soutien de Laurent CabrolQuand Brigitte Saracco, maire et présidente de la Communauté de communes de la Haute vallée du Thoré a annoncé le dépôt du permis de construire au mois d’août 2013, la quasi totalité des habitants du haut de la commune, riverains potentiels du projet, sont devenus membres de l’association Réveihl qui tente de faire reculer, tel Don Quichotte, ces moulins d’acier et de béton.

    Les habitants ont tous le sentiment que l’on va sacrifier cette belle montagne au nom d’intérêts financiers pour la commune et la communauté de communes.

    Force est de constater dans ce projet, l’absence de concertation ou de référendum. Finalement c’est d’abord la démocratie qui meurt, avant la mort annoncée d’un paysage jusqu’à présent préservé !

    Nos émigrés sont anti-éolien

    Le maire de la principale ville du bassin est, à titre personnel, adversaire de l’éolien !

    C’est en tout cas ce qu’il affirmait dans les médias avant de devenir le représentant des citoyens de la commune de Mazamet.

    Mais à ce jour, lui l’homme de radio, reste muet sur les enjeux majeurs de ces grandes éoliennes pour notre territoire.

    A la trentaine de machines qui ornent actuellement les communes d’Arfons, de Sauveterre, du Margnès et Lamontélarié vont s’ajouter celles qui sont déjà sur les rails à Labruguière, Albine, Saint-Amans-Valtoret et sur le plateau du Sambrès.

    Puis viendront les projets bien formalisés (Le Rialet, Le Vintrou, Castelnau-de-Brassac et le doublement du parc actuel de Sauveterre), sans compter celles dont nous n’avons pas encore entendu parler mais qui ne manqueront pas de fleurir

    L’écologie a bon dos.

    Des sociétés européennes cherchent par tous les moyens à implanter des éoliennes géantes (on approche des 200 m de haut) dans les campagnes françaises, à proximité immédiate des habitations.

    Force est de constater que les éoliennes n’ont rien d’écologique avec les milliers de tonnes de béton nécessaires pour soutenir ces monstres d’acier ; quant à l’énergie produite, on est très loin du compte par retour d’expérience de celles déjà implantées.

    Le docteur Chevalier auteur d’un émouvant article dans le magazine le Point fait part de ses inquiétudes, en tant que médecin et membre de l’association Médecins Européens pour un environnement plus sain.

    Un rapport de l’Académie nationale de médecine, publié en 2006, conclut à la nécessité de suspendre (ou interdire) l’édification des éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 mégawatts situées à moins de 1 500 m des habitations. Ce sont effectivement de véritables installations industrielles induisant des nuisances, notamment sonores.

    Les éoliennes industrielles sont en effet classées dans les ICPE : installations et usines susceptibles de générer des risques ou dangers. Plusieurs études scientifiques sont en cours de publication, leurs résultats recommanderaient que les éoliennes ne soient pas implantées à moins de 2,5 km des habitations.

    Ainsi, les observations cliniques du Dr Michael Nissenbaum sur deux sites éoliens dans l’État du Maine aux USA indiquent qu’il existerait une corrélation entre la distance habitations-éoliennes et les problèmes de santé des résidents.

    La responsabilité des préfets engagée

    Un certain nombre de médecins ont d’ores et déjà identifié de multiples troubles de santé liés à la mitoyenneté avec ces machines industrielles.

    A été défini médicalement le « syndrome éolien », qui comprend l’augmentation de maux de tête (les bruits et les turbulences comme facteurs déclenchants de migraines), des bourdonnements d’oreilles à type d’acouphènes, des troubles du sommeil, une majoration des troubles anxio-dépressifs, parfois l’apparition, comme le souligne le Dr Jean-François Ferrieu, de « nausées, vertiges, palpitations, l’ensemble de ces troubles chroniques pouvant favoriser d’authentiques dépressions ».

    Cette dimension n’est pas prise en compte, ou insuffisamment, par les pouvoirs publics, probablement par défaut d’information.

    Pendant ce temps-là, différentes entreprises locales, qui, le plus souvent, revendent ensuite les droits d’exploitation à des sociétés internationales juridiquement très bien structurées, continuent à faire pression sur les municipalités afin d’accélérer les mises en chantier, à parfois 500 m des habitations, de parcs éoliens, car ce ne sont jamais des éoliennes isolées qui sont implantées mais des groupes aux effets démultipliés. La responsabilité des préfets est à ce jour engagée, puisque ce sont eux qui délivrent les permis de construire.

    Gel des projets en cours

    Au vu des éléments actuellement disponibles, il paraîtrait judicieux, par principe de responsabilité, de recommander des distances minimales de 5 km entre les éoliennes industrielles et les habitations. Idéalement, il serait souhaitable de geler dès maintenant tous les projets en cours et d’approfondir la dimension santé pour ne pas induire de nouvelles pathologies sur une grande échelle.

    On arrivera aussi peut-être à la conclusion que, pour préserver la santé des humains et des animaux comme les oiseaux, les animaux d’élevage ou les chauves-souris, de précieux « insecticides » naturels qui ont fait l’objet d’un rapport de l’Académie américaine des sciences (Pnas, 29 septembre 2014), il suffirait d’interdire les éoliennes industrielles sur la terre ferme.

    Dans l’actualité relayée par nos confrères de la Dépêche du midi, ce sont six élus municipaux d’un petite commune du Lot : LARAMIÈRE qui comparaissent, devant le tribunal correctionnel de Cahors, soupçonnés de prise illégale d’intérêts dans une affaire d’éoliennes.

    L’affaire est inédite et les débats promettent d’être longs.

    Les magistrats vont devoir estimer si six élus, dont le maire, de la petite commune de 321 habitants, aux confins du Lot et de l’Aveyron, sont les auteurs d’une prise illégale d’intérêts dans le cadre d’un projet de parc éolien, aujourd’hui abandonné après consultation des habitants de la commune.

  • Article du Tarn Libre : « Parc naturel du Haut-Languedoc, le collectif « Toutes nos énergies » veut que la charte en matière d’éolien industriel soit respectée, ils ont écrit à Daniel Vialelle, le président du Parc », du 26 janvier 2016
  • Article de Médiapart « Les « ploucs » contre l’éolien industriel », du 3 mai 2016
  • Article de Reporterre : « Conférence – manifestation contre l’éolien industriel à Mazamet (Tarn) », du 22 avril 2016

3 août 2016 – nouvelles intimidations et exercice militaire

 » En fin d’après-midi un quad équipé d’une caméra qui filme, et une petite voiture transportant un militaire gradé, passent sur la piste, contournant les chicanes mises en place par les zadistes. Ces chicanes ferment le passage aux gros engins mais ne bloquent pas les véhicules de taille « normale », elles obligent à ralentir et à discuter..

Peu après, des militaires arrivent en camions et 4X4, ils viennent faire des exercices là disent-ils, pas de discussion, ils mettent la pression, doigts d’honneur, « donnes ta caméra ! » etc, et ils passent en force en écrasant les chicanes !

Après leur passage, les zadistes refont cette fois des barricades, (qui seront complètées ensuite d’un camion garé en travers et de banderoles) et lorsque le soir les militaires reviennent dans l’autre sens, la piste est bien bloquée.

La discussion est engagée avec leur chef, à qui celles et ceux de la Zad expliquent que le convoi peut très bien passer de l’autre côté, par la piste d’Albine. Le gradé plaide qu’il a une vingtaine de jeunes qui ont déjà passé la nuit dehors, qu’il doit les ramener ; que d’ailleurs la petite106 n’est pas faite pour les pistes etc.

Face à la détermination des zadistes, le convoi finit par faire demi-tour et passe par la piste de Peyremaux, sauf la petite 106, inadaptée à la piste.

La piste vers Albine ayant été bloquée elle aussi, mais cette fois par un mur de terre monté à coups de pelleteuses par le chantier éolien, la petite voiture et son chauffeur passeront la nuit sur place, au pied du tas de terre ! Le lendemain matin, les pelleteuses du chantier ont démonté le mur de terre fermant la piste d’Albine pour le faire passer.

Ce chantier organisé comme une véritable forteresse, avec remparts et gardes, illustre à merveille combien il est bienvenu dans le pays !..

Durant cette même nuit, vers 23h, le PSIG de Carcassonne débarquait à la Zad, intimant l’ordre que les militaires doivent passer. Les zadistes leur expliquent à eux aussi qu’il y a plusieurs autres pistes pour redescendre, prêts à leur montrer sur une carte, mais les PSIG semblent ne pas connaître du tout le terrain, et n’avoir aucun matériel, même pas de carte IGN à leur disposition !

Au bout de 10 mn de tractations, le PSIG repart …

Ce que les zadistes apprendront plus tard, c’est qu’en montant vers la Zad, les PSIG avait arrêté vers 22h30 un jeune (qui rejoignait la Zad en mobylette,) qu’une autre équipe gardait donc plus bas, non sans crever soigneusement les pneus de sa mobylette, avant de l’emmener en garde à vue à Peyriac.-Minervois, et de le relâcher le lendemain matin.

 

 

Le chantier en photos

Depuis le début du mois de juillet, les travaux de terrassement ont commencé, rendant floues les limites du GR 7 qui mène au roc de Peyremaux. Les ouvriers ont réalisé des tranchées et des buttes, censées empêcher les zadistes d’intervenir sur le chantier. Ces obstacles ont davantage pour effet de perdre les promeneurs habitués de cette randonnée…

30 juillet 2016 – Rencontre festive et ludique sur l’éco-lieu des Enfants de Mayrac (Citou)

SAMEDI 30 JUILLET
Rencontre ludique, festive, d’échange et d’information ce Samedi 30 juillet à Mayrac (Citou, 11160) :
– 15h 18h : jeu de rôle ( pour adultes )  » Don Quichotte  » sur le thème du projet éolien d’Albine
– 18h30 : apéro buffet participatif autour du tridôme
– 20h30 : CONCERT performance folle acoustik en langue des oiseaux par Lalla
– 22h : projection du documentaire ( 20min )  » Face au vent  »  résistance alter éolienne au roc de Peyremaux.
– et ce que vous voulez amener ou partager, ateliers, musique…. Possibilité de camper…
Association Enfants de Mayrac
Lieu dit Mayrac
11160 Citou

 

28 Juillet 2016 – Présence policière et perquisition sur la ZAD

L’après-midi du 28 juillet, vers 16 heures, un hélicoptère survolant la ZAD en rase-motte a précédé l’arrivée de huit véhicules de gendarmerie. Les gendarmes ont procédé sous commission rogatoire à la perquisition  du lieu de vie puis à la fouille des sacs des six zadistes présents ainsi qu’au relevé de leurs identités.

Les gendarmes n’ont pas précisé les raisons de cette intervention.